Immobilier en Belgique : les banques prêteront bientôt moins d’argent ?

Pour pouvoir investir dans l’immobilier, les Belges devront désormais avoir des économies qui serviront de fonds propres.

Ce sera bientôt le cas si le projet d’arrêté royal du ministre des Finances, Johan Van Overtvelt destiné à protéger les banques venait à être approuvé en conseil des ministres.

Une initiative de la Banque Nationale

Pour limiter les emprunts à risque, la Banque Nationale compte limiter les crédits immobiliers destinés à financer à 100 % l’acquisition d’un bien immobilier.

Ce qui vaudra donc dire que pour acheter un bien immobilier, les ménages Belges devront désormais présenter entre 20 à 30 % de la valeur de la maison ou de l’appartement, et ce, en guise de fonds propres. De nouvelles règles appuyées par le projet d’arrêté royal présenté par le ministre des Finances Johan Van Overtvelt qui entend mettre en place une mesure de préservation des banques.

Si cette décision venait à être accordée en conseil de ministre, les conditions d’octroi d’un crédit immobilier seraient revues, et seuls les ménages qui auront la possibilité de fournir de fonds propres seront éligibles.

Les réactions des experts en crédit immobilier

Face à de telles modifications, les experts en crédit immobilier réagissent et c’est le cas pour Désiré Godfroid, représentant d’une entreprise de crédits hypothécaires qui explique au micro de Bel RTL que dorénavant, « on ne va prêter que 80 % de l’immeuble. Donc, il va falloir payer les frais de notaires, soit environ 15 %, et il va falloir mettre 20 % en cash, donc 35 % de cash sur l’opération ».

Arnaud Nicolas, l’éditeur du comparateur de crédit pret-simulation.be nous signale une augmentation significative de visiteur sur les pages consacrés à l’immobilier depuis l’annonce de cette mesure.

Pour aller plus loin, le professionnel explique qu’il y aura un effet néfaste sur les recettes de l’État parce qu’« Il y aura moins de frais d’enregistrement qui vont être payés, il y aura moins de TVA pour les nouvelles constructions, il y aura moins d’emprunteurs, il y aura moins de transactions. Donc le calcul pour moi il est pas très très bon » conclut-il.

 

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